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Après plus de trois années de crise faite de sacrifices et d'humiliation inacceptables, le peuple de Côte d'Ivoire, dans un souci toujours élevé de la recherche de paix et de la réconciliation, a dans un ultime effort, consenti d'abandonner les derniers blocages et de s'orienter définitivement vers la réconciliation, le pardon et la paix. Par la voix de son président élu, SEM Laurent Gbagbo, les derniers points pour le retour d'une paix définitive ont été levés à la demande du médiateur Thabo Mbéki. La candidature de M. Alassane Dramane Ouattara, la nomination d'un nouveau premier ministre aux pouvoirs élargis et l'entrée des rebelles dans le gouvernement de réconciliation nationale ont connu un écho favorable au sein de la population ivoirienne. Le 21 octobre dernier, l'ONU, pour accompagner cette dynamique de paix en Côte d'Ivoire a mis sur pied le GTI (Groupe de Travail International) dont la mission fondamentale est de veiller à la bonne marche du processus de paix jusqu'aux élections prévues pour octobre prochain. A notre sens donc, le rôle dévolu au GTI est celui suivi et d'évaluation du processus de paix. Nulle part dans les résolutions 1633 de l'ONU qui l'ont créé, il n'est fait mention d'une responsabilité de décision. Le point 11 de la résolution 1633 stipule bien à propos" …en vue de faire en sorte que les institutions ivoiriennes fonctionnent jusqu'à la tenue des élections…" Mieux, de tous les accords signés par les protagonistes de la crise, de Linas Marcoussis à Pretoria en passant par ceux d'Accra, la primauté de la Constitution ivoirienne a toujours été posée comme préalable. D'où vient donc que ce groupuscule de désœuvrés international, malicieusement initié par la France de Jacques Chirac, s'arroge le droit de fouler aux pieds les piliers qui fondent le socle de toute véritable démocratie? Les députés faut-il le rappeler, sont les porte-voix directs du peuple, élus par ce peuple et qui ont pour mandat de le défendre. Au vu de tout ce qui précède, la Fédération des Mouvements Patriotiques de la Diaspora Ivoirienne déclare ce qui suit: - considérant que l'Etat de Côte d'Ivoire reste libre et souverain, jouissant des mêmes droits et devoirs internationaux que tout autre pays membre des Nations Unies - considérant que la Constitution ivoirienne votée à plus de 86% par l'ensemble des partis politiques ivoiriens reste la seule boussole de la vie politique ivoirienne - considérant que le Conseil Constitutionnel par avis no 2005-013/cc/sg, en date du 15 décembre 2005 s'est prononcé pour le maintien du parlement dans sa composition actuelle avec tous ses pouvoirs, jusqu'à la tenue des élections d'octobre prochain - considérant que depuis la nuit du 19 septembre, la Côte d'Ivoire a une partie de son territoire sous occupation des rebelles aux services de la France chiraquienne, qui l'administre de façon autonome sans que cela n'émeuve la célèbre Communauté internationale - considérant que depuis le déclenchement de cette crise, la partie gouvernementale reste et demeure la seule et unique force qui accepte de concéder aux injections des médiateurs internationaux et que les rebelles, arc-boutés derrière la France, refusent d'actionner la seule requête qui leur est faite de déposer les armes - considérant que la résolution 1633 en son article 14 "exige des forces nouvelles qu'elles appliquent sans délai le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration afin de faciliter le rétablissement de l'Etat sur l'ensemble du territoire national - Considérant que l'objectif principal assigné au gouvernement Banny demeure le désarmement et que depuis sa prise de fonction le Premier ministre au lieu de s'atteler au désarmement des rebelles du nord, s'adonne plutôt à une attitude de défiance et de distraction inutiles - Considérant que les résolutions de l'ONU ne sont que des suggestions et non des décrets discrétionnaires à imposer à un pays fut-il en guerr La Fédération des Mouvements Patriotiques de la Diaspora Ivoirienne - S'indigne et déclare nulle et de nul effet la décision du GTI de dissoudre l'Assemblée Nationale car cela ne relève point de sa compétence - manifeste un soutien indéfectible aux actions des patriotes ivoiriens à Abidjan et sur toute l'étendue du territoire national - exige du Premier ministre Charles Konan Banny la publication immédiatete la feuille de route avec un chronogramme précis et détaillé faisant mention des dates et lieux du processus de désarmement, démobilisation, et de la tenue des élections libres et transparentes - demande à la France et à son gouvernement de mettre fin aux manœuvres dilatoires tendant à affaiblir les institutions de la République de Côte d'Ivoire - invite tous les patriotes du monde entier, en particulier ceux d'Europe et d'Amérique du nord à se tenir mobiliser et de suivre de très près l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire afin de répondre aux mots d'ordre qui leur seront lancés dans les jours qui suivent. - Exhorte les députés ivoiriens à se réunir incessamment à l'Assemblée nationale et ainsi démontrer leur attachement aux idéaux de la démocratie et de la République - Enfin prie le président de la République SEM Laurent Gbagbo de demander le départ des forces françaises de la Licorne de la Côte d'Ivoire. Fait à Washington DC le 18 janvier 2006 Pour le bureau exécutif de la FMPDI Le Secrétaire général Phil L. Nomel |